Émergence

Deux constats sont à l’origine du projet : la vulnérabilité de la ressource en eau et la nécessité d’anticiper son évolution pour mieux aménager et s’adapter.

Les spécialistes sont globalement d’accord sur le fait de dire que des changements climatiques sont à l’œuvre dans le Sud-Ouest : augmentation des températures, modification du régime des précipitations, recrudescence des phénomènes extrêmes, etc. De plus, les modèles des scientifiques du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l‘Evolution du Climat) prévoient une accentuation de ces phénomènes dans le futur, même dans l’hypothèse où une politique mondiale de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre serait engagée dès aujourd’hui.

Les impacts sur la ressource en eau, que ce soit en terme de disponibilité, de qualité de l’eau et des milieux ou de crues, sont eux aussi avérés mais restent encore mal connus à l’échelle locale d’un bassin versant. De plus, les activités présentes sur le territoire (urbanisation, agriculture, tourisme, industrie, énergie, etc.) constituent au quotidien une pression supplémentaire qu’il convient de considérer dans l’équation.

L’eau devient donc une ressource rare et les enjeux de sa préservation doivent être considérés dans les choix d’aménagement d’un territoire, s’il veut conserver son attractivité et offrir un espace durable pour le développement de ses projets.

Objectifs

L’ambition de l’étude prospective Adour 2050 est de donner aux décideurs les moyens de comprendre les impacts présents et futurs des changements climatiques et des changements globaux sur les différentes composantes de la ressource en eau des bassins de l’Adour et des côtiers Basques.

Elle vise à les orienter vers les actions d’adaptation les plus pertinentes et à les prémunir contre les pièges de la « mal-adaptation ».

Cette étude va s’organiser autour d’un diagnostic prospectif partagé par tous les acteurs du territoire, suivi de la mise en perspective de scénarios d’évolution avec leurs conséquences sur la ressource en eau, permettant l’émergence de pistes d’adaptation envisageables sur le territoire. La démarche sera basée sur une construction collective. 

Déroulement

Phase 1 : construction collective d’un diagnostic prospectif – 2016

La première phase de l’étude consiste à construire un diagnostic prospectif sur les éléments déterminants de l’avenir de la ressource en eau du territoire. Lors des premiers ateliers de concertation, il s’agira de définir ensemble :

  • les hypothèses d’évolution des caractéristiques propres du territoire : sa démographie, son économie, son agriculture, etc.
  • les hypothèses d’évolution des pressions extérieures : changements climatiques, cadre réglementaire, etc.

 

Pilotage et concertation

L’étude prospective Adour 2050 est portée par l’Institution Adour, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Adour Garonne, les Département du Gers, des Landes, des Pyrénées Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, les Régions Aquitaine Limousin Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon ainsi que l’Observatoire de l’Eau du Bassin de l’Adour.

La réalisation de l’étude fera appel à des méthodes de travail participatives, laissant une place importante aux débats. Des ateliers, des groupes de travail, des réunions publiques, etc. seront organisés au gré des différentes phases de l’étude, pour échanger et co-construire l’étude prospective Adour 2050.

Une attention particulière sera portée sur la composition de ces instances collectives afin de s’assurer que l’ensemble des parties prenantes soient représentées pour, in fine, aboutir à une vision juste de la ressource en eau du territoire d’aujourd’hui et de demain et à des pistes d’adaptation réalistes.

Pour en savoir plus : la lettre d’info Adour 2050 n°1

Pour en savoir plus : la lettre d’info Adour 2050 n°2